dimanche 29 janvier 2012

Le dragon chinois

Extrait d'un article de Wikipedia sur le Dragon oriental


Chine : le Long
Le dragon oriental est l'un des deux grands types de dragons et s'oppose au dragon occidental dans le sens qu'il n'est pas automatiquement mauvais. Il représente les forces de la nature et dès lors doit être considéré avec précaution car, comme la nature, il peut être dangereux. Différentes formes, aux noms différents, existent en Asie, néanmoins de morphologie assez semblable. Le dragon chinois est le plus représentatif de tous, créature de la civilisation chinoise qui régna sur une grande partie de l'Asie. À travers les cultures orientales se retrouve la symbolique du dragon en tant que représentant de l'empereur ou du représentant du pouvoir.

Morphologie


Dragon chinois, gravure sur bois en couleur, école chinois, xixe siècle, bibliothèque des Arts décoratifs, Paris
Le dragon chinois est une chimère caractérisé par un corps serpentin et une féroce gueule barbue. Les détails de sa morphologie varient selon les sources et les époques.
Selon le philosophe Wang Fu (78-163), vivant sous la dynastie Han, il emprunte des traits à pas moins de neuf animaux : Il a une tête de chameau, des yeux de démon, des oreilles de bovidé, les bois d’un cervidé, un cou de serpent. De plus ses pattes de tigre se terminent par des serres d’aigle. Son ventre est celui d'un mollusque et le reste de son corps est couvert de 117 écailles de carpe, dont 81 sont mâles (yáng, 陽 ou 阳) et 36 femelles (yin, 陰 ou 阴).
On compare sa voix au son que l'on produirait en tambourinant sur des casseroles de cuivre.
Le dragon chinois vole sans ailes, grâce à la crête surplombant son crâne (chi’ih-muh ou Poh-Shan, 破掸).
Mais sa principale source de pouvoir réside dans une grosse perle qu'il cache sous les replis de son menton ou dans sa gorge. Cette perle est souvent synonyme de bonheur, d'abondance, de sagesse ou de connaissance pour celui qui la possède.
Contrairement à son cousin occidental, le dragon chinois ne ressemble pas à un dragon dès sa naissance. Il passera par divers stades demétamorphose qui s’étendent sur 3 000 ans.
L'œuf de dragon n'éclot qu'après 1 000 ans, donnant naissance à un serpent aquatique. Il acquiert, après 500 ans, une tête de carpe (kiao, 饺). La parenté entre dragons et carpes ne s'arrête pas là : selon la tradition, il existe dans le pays plusieurs chutes d'eau et cascades nommées Porte du dragon. Les carpes qui parviennent à remonter se changent en dragons.
Durant la suite de sa métamorphose, le dragon chinois conserve un corps anguiliforme, mais celui-ci se couvre d'écailles et une barbe se développe. Il développe aussi 4 courtes pattes terminée par des serres, ainsi qu'une queue allongée. Le dragon impérial possède cependant 5 doigts à chaque patte. À ce stade, le dragon s'appelle kiao-long (ou kiao-lung, 饺龍), ou simplement long (ou lung, 龍), signifiant « sourd ».
Il n'arrivera en effet à percevoir les sons que 5 siècles plus tard, lorsque ses cornes se développent, lui permettant d'entendre. Cette forme est la plus commune dans les représentations traditionnelles du dragon. Elle se nomme kioh-long (ou kioh-lung, 腳龍).
Il atteint finalement l'age adulte après un autre millénaire, obtenant de facto une paire d'ailes ramifiées. Il devient à ce moment le ying-long (ou ying-lung, 应龍)1,2,3,4,5,6.

Variétés

Le nombre de dragons du panthéon chinois est particulièrement important. Ils peuvent être messagers des dieuxguides des humainsgardiens des richesses de la terre, ou maitres deséléments. Néanmoins certains types se détachent de par leur importance :
  • Tian-long (ou t’ien-lung, 天龍, littéralement « le dragon du ciel »), le dragon céleste. C'est le gardien des demeures divines et le protecteur des cieux. Il porte parfois les palais des dieux directement sur dos, les maintenant en l'air. Il symbolise l'élévation vers un état supérieur.
  • Shen-long (ou shen-lung, 神龍, littéralement le « dragon spirituel »). Ce dragon ailé aux écailles d'azur fait tomber la pluie en marchant sur les nuages, et fertilise de ce fait la terre. Cependant le vent et la pluie dont il est responsable peuvent aussi être source de catastrophes, raison pour laquelle on les craignait tout autant qu'on les vénérait. C'était aussi le symbole impérial. Seul l'empereur était autorisé à arborer le dragon à cinq griffes, entre autres sur ses vêtements de cérémonie.
  • Di-long (ou ti-lung, 地龍), le dragon terrestre. Il est le maitre des sources et des cours d’eau qu'il dirige à son gré. Il séjourne durant l'été dans le ciel et passe l'automne dans la mer.
  • Fu-zang long (ou fu-ts’ang-lung, 伏藏龍), le dragon gardien des trésors. C'est le protecteur des fabuleux trésors de pierres et de métaux précieux enfoui au sein de la terre, et interdits aux hommes.
Il existe d'autres dragons possédant une certaine renommée comme :
  • Huanglong (黃龍), dragon jaune ou cheval-dragon. C'est le messager divin qui émergea de la rivière Luo pour communiquer aux hommes, par l'intermédiaire de Fuxi, les huit trigrammes du système divinatoire connu sous le nom de Yi-king.
  • Panlong (蟠龍). Ces dragons sont connus pour vivre dans les lacs de l'Est.
  • À la fin de sa vie, Huángdì, enfourcha un dragon pour se diriger vers l'Ouest avant d'être arrêté par l'un de ses ministres.
  • C'est grâce à un dragon que Yu le Grand put mettre au point les techniques d'irrigation et drainer les eaux surabondantes. Il monta vers le séjour céleste sur ce même dragon à sa mort.
  • Long wang (龍王) ou Roi Dragon.

Dragon chinois décorant une boîte à pilules.

Attributions

Les dragons orientaux sont intimement liés au climat et à l'eau. Ils ont d'ailleurs tendance à vivre dans ou à proximité de grandes étendues d’eau :fleuves tumultueux, au fond des océans ou au cœur des gros nuages. Comme ces attributs, il était à la fois bénéfique et dangereux. La croyance dans les dragons est plus forte que celle dans les autres dieux, car le peuple les voit avec fréquence dans les nuages changeants. On dit en Chine que « quand les dragons entendent le tonnerre,ils se lèvent ; les nuages arrivent et, s’étant tous formés, les dragons montent et circulent ainsi dans le ciel ».

Mythes

Le déluge

Dans la mythologie chinoise, comme dans d'autres, existe un mythe du déluge. Celui-ci est provoqué par Gonggong (ou Kong-Kong), un monstre décrit comme un dragon noir7 ou parfois comme un serpent à tête humaine et aux cheveux rouges8.
Cette créature aurait renversé l'un des piliers du monde, d'un coup de corne, le mont Buzhou. Ceci aurait eu pour effet de faire basculer le ciel et la Terre et de provoquer le déluge. On retrouve dans le Huainan Zi l'histoire suivant :
«  Jadis, Gong-Gong et Chuanxi se disputaient le trône ; dans sa fureur, Gong-Gong donna de la tête contre le mont Buzhou. Or, le mont Buzhou était l’un des piliers qui soutenaient le ciel. Il se brisa, et la corde qui retenait la terre se rompit de même. Le ciel fut plus au nord-ouest : le soleil, la lune et les étoiles se déplacèrent alors dans cette direction. La terre s’enfonça dans sa partie sud-est : les eaux se dirigèrent de ce côté-là. »
La déesse Nugua (Niu Gua, Nüwa, Nü Kua, ou encore Niu-koua), au corps de serpent ou de dragon mais au visage humain également combattit l'inondation et répara le Ciel (comme le fait parfoisYu le Grand dans d'autres mythes, voir infra).
Voici ce qu'en dit le Huainan Zi :
«  Dans les temps très anciens, les piliers qui soutenaient le ciel aux quatre points cardinaux se rompirent et la terre se fissura. Le ciel ne couvrait plus entièrement la terre, et la terre ne portait plus entièrement le ciel. Le feu ne cessait de s’étendre ; les eaux débordaient de partout. Les fauves dévoraient les honnêtes gens, et les oiseaux de proie enlevaient vieillards et enfants. Ainsi Nüwa fit-elle fondre des pierres de cinq couleurs et avec la pâte qu’elle en obtint, elle répara le ciel azuré ; elle trancha les quatre pattes d’une grande tortue de mer pour en faire des piliers supportant le ciel aux quatre points cardinaux, terrassa un dragon noir qui tourmentait les chinois ; de plus, elle mit le feu à des roseaux et avec la cendre elle jugula les crues. La voûte céleste était restaurée et à nouveau supportée par quatre solides piliers, les eaux étaient domptées, la Chine apaisée, les bêtes nuisibles exterminées, et le peuple put enfin vivre en paix.  »
Dans d'autres mythes, c'est par Yu le Grand que se fit l'endiguement du déluge ainsi que la création des canaux en Chine. Pour se faire il se fit aider d'un dragon comme indiqué dans le Shi Yi Ji :
«  Yu s’efforçait de creuser des canaux. Il canalisait les cours d’eau et aplanissait les collines. Ce faisant, il avait devant lui un dragon qui ouvrait la marche, et, derrière lui, une tortue noire qui portait sur son dos la terre magique. »

Symboliques du dragon chinois

Dragon impérial


Réplique d'une robe brodée d'un dragon de la dynastie Qing, utilisée à l'opéra de Pékin.
Les dragons font partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise, étant souvent à l'origine des dynasties. Le cycle des exploits de Yu montre par exemple comment cet empereur mythique organise son empire avec l'aide décisive d'un dragon ailé.
Cette créature fut l'un des symboles utilisés par les empereurs de presque toutes les dynasties chinoises. Cette tradition fut suivie lorsque le dragon se répandit dans les contrées limitrophes. Tous les empereurs de Chine ont régné sous le signe du dragon, et ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu le « mandat du ciel ».
La « Perle du Dragon » désigne d'ailleurs la sagesse de l'empereur, la perfection de sa pensée et de ses ordres. Mao Zedong aurait dit un jour : « on ne discute pas la perle du dragon », signifiant de la sorte que la perfection ne peut être connue, ou simplement qu'il n'était pas souhaitable que sa pensée soit remise en cause.
Les vêtements de parade des empereurs, comme les murs de leurs palais, étaient abondamment décorés de dragons à 5 griffes, (les hauts dignitaires devant se contenter de dragons à 3 ou 4 griffes), et il n'était pas rare qu'un chef rebelle qu'on n'avait pu vaincre par la force reçoive une somptueuse robe brodée de dragons orientaux. À certaines époques, les vêtements ornés d'un dragon étaient un privilège impérial; en revêtir un sans autorisation expresse constituait une infraction punie de mort. Pendant la dernière période de la dynastie Qing, le dragon fut adopté comme emblème sur le drapeau national9,10,11.

Nombre du dragon

En Chine, le nombre neuf est considéré comme de bon auspice (« neuf » 九 jiǔ ressemblant à « durable » 久 jiǔ) et les dragons chinois y sont souvent associés. Par exemple, un dragon chinois est normalement décrit en termes de neuf attributs et a habituellement 117 écailles soit 81 (9x9) mâles et 36 (9x4) femelles. De même le nombre d'animaux dont sont issues les caractéristiques du dragon sont au nombre de neuf.

Cultures

Le Dragon représente aussi le cycle de la végétation. Il est figuré par l'hexagramme K'ien, principe du ciel et de la création, et dont les 6 traits sont six dragons attelés figurant les étapes de sa manifestation.
  • La première de ces manifestations est le « dragon invisible », à l'image de la semence enterrée, le pouvoir de la création non encore exprimée.
  • La deuxième est nommée « dragon des champs », à l'image du germe qui croît, mais n'est pas encore visible.
  • La troisième se nomme « dragon visible », et symbolise le germe apparaissant hors de terre.
  • La quatrième est le « dragon bondissant » : la plante croît et donne ses fruits.
  • La cinquième est dite « dragon volant », à l'image des graines et pollen qui essaiment.
  • La sixième enfin est le « dragon planant », c'est l'esprit qui ordonne le tout, le roi-dragon céleste12,13,14.

Feng Shui

Le Feng Shui repose sur l'idée qu'il est essentiel d'organiser tout espace en fonction de règles précises, obéissant notamment aux quatre points cardinaux. Chacun était associé à une créature.
Un exemple est donné dans ce texte du Li ki « Les soldats en marche ont en avant l’Oiseau rouge, en arrière le Guerrier sombre ; à gauche le Dragon vert, à droite le Tigre blanc ». Le nord étant symbolisé par la tortue (le guerrier sombre) et le sud par l'oiseau vermillon, ces soldats doivent avoir le sud devant eux, tandis que le dragon, représentant l'est, doit être à leur gauche.
C'est l'orientation habituelle de tout autorité, y compris du souverain qui « règne face au sud ».
Ces quatre créatures se retrouvent dans la tombe de Takamatsu-zuka. Le mur est couvert d'un soleil dominant le dragon vert alors qu'à l'ouest on peut voir une lune surplombant le tigre. Le mur Nord porte le guerrier noir tandis que le sud est endommagé8,15,16.

Autres symboliques du dragon

Le dragon en tant que tel recouvre de nombreux symboles :
  • L'immortalité, de par sa longévité exceptionnelle.
  • La persévérance et la réussite : à l'époque du frai de l'esturgeon du Fleuve Jaune (ici assimilé à la carpe), la carpe remonte les rapides jusqu'à une chute nommée porte du dragon. Si elle réussit à la franchir, elle se transforme en dragon. Sa volonté à remonter le courant est symbole de persévérance. Elle est souvent utilisée pour représenter le succès de l'examen d'état : on la voit bondir entre les petits poissons représentant les candidats ayant échoué17.
  • Feu, force, suprématie : Dans l'art martial du dragon.

samedi 21 janvier 2012

23 janvier 2012 : avoir Bonne chance en 2012


L’année du DRAGON D'EAU commence le 23 janvier 2012.

La spécificité du calendrier chinois

Le Nouvel An Chinois 农历新年 (nónglì xinnián) aussi appelé Fête du printemps 春节(chunjié) ou Fête du Têt au Vietnam est la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier.

Le terme nónglì xinnián signifie littéralement "nouvel an du calendrier agricole" car il se célèbre suivant le calendrier chinois qui est à la fois lunaire et solaire.

Le Nouvel An chinois , Nouvel An du calendrier chinois ou nouvel an lunaire (sinogrammes traditionnels : 農曆新年 ; sinogrammes simplifiés : 农历新年 ; hanyu pinyin : nónglì xīnnián) ou « passage de l’année » (traditionnels : 過年 ; simplifiés : 过年 ; pinyin : guònián) est le premier jour du premier mois du calendrier chinois. C'est le début de la fête du printemps (traditionnels : 春節 ; simplifiés : 春节 ; pinyin : chūnjié) qui se déroule sur quinze jours et s’achève avec la fête des lanternes (traditionnels : 元宵節 ; simplifiés : 元宵节 ; pinyin : yuánxiāojié).

Le calendrier chinois étant un calendrier luni-solaire, la date du Nouvel An chinois dans le calendrier grégorien varie d'une année sur l'autre, mais tombe toujours entre le 21 janvier et le 20 février. C’est, comme tous les commencements de mois lunaires chinois, le premier jour d'une nouvelle Lune.

Par convention, l'alignement astronomique qui signale la nouvelle Lune est déterminé à l’observatoire de la Montagne Pourpre à Nankin.

Le nouvel an chinois : rites et symboles

Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis. Traditionnellement, les festivités s'étendent sur deux semaines.

L'enjeu est de repartir sur un nouveau pied après s'être débarrassé des mauvaises influences de l’an passé, en s'accompagnant de signes de bonne chance. On a recours à des objets ou aliments présentant une homophonie avec un mot de sens de “bonne chance”.

Le « passage de l’année » (過年 / 过年 guònián) s’effectue dans la nuit du dernier jour du douzième mois. Le mot signifiant année est considéré comme étant à l’origine le nom d'un monstre, Nian, qui venait autrefois rôder autour des villages une nuit par an, obligeant les habitants à se calfeutrer et à veiller jusqu’à son départ au petit matin.

Les célébrations principales comportent un réveillon (年夜飯 / 年夜饭 niányèfàn) comprenant des plats aux noms de “bonne chance”, suivi d’une nuit de veille (守歲 / 守岁 shǒusuì) gage de longue vie, que certains occupent à jouer au mahjong, la distribution d’étrennes (壓歲錢 / 压岁钱 yāsuìqián) contenues dans des enveloppes rouges (hóngbāo), l’allumage de pétards pour chasser les mauvaises influences.  

Préparations

La semaine précédant le Nouvel An, traditionnellement le 23 ou le 24 du 12e mois, a lieu le « petit Nouvel An » (過小年 / 过小年guòxiǎonián), une cérémonie d'adieu au Dieu du Foyer ( 灶王爺 / 灶王爷 Zàowángyé) dont l’effigie est collée dans la cuisine. D'après les croyances, le Dieu du Foyer doit faire un long voyage pour rapporter, comme chaque année, les bonnes et mauvaises actions de la famille à l'Empereur de jade. Pour obtenir sa clémence, on dépose des aliments (plutôt collants, comme des bonbons) devant son image en espérant l'empêcher de dire du mal ; certains collent directement une sucrerie sur la bouche de son portrait. Celui-ci est brûlé, et le Génie s’envole avec la fumée. Un nouveau portrait sera affiché quelques jours plus tard, signalant son retour.

Le grand nettoyage de la maison est fait. Le dernier jour, on affiche un peu partout des souhaits écrits sur papier rouge, symbole de chance. Il s’agit de caractères comme fú (福) bonheur, ou chūn (春) printemps, souvent collés à l’envers car renverser ( 倒 dào) est homophone de arriver ( 到 dào). Un fu renversé signifie donc : « Le bonheur est arrivé. ». Traditionnellement, de chaque côté des montants de la porte d’entrée, on colle une bande de papier rouge sur laquelle est écrit un vers ; les deux vers se répondent et constituent une inscription parallèle (對聯 / 对联 duìlián) ; elles étaient autrefois toujours écrites à la main, de préférence par des personnes aux dons littéraires et calligraphiques.

 


On prépare des raviolis (jiǎozi 餃子 / 饺子 )car leur forme évoque celle des yuánbǎo (元寶 / 元宝 ), lingots anciens.




niángāo ( 年糕 ), « gâteau de l'An » ; gāo, gâteau, est homophone de grandir, et en manger constitue un gage de croissance dans tous les domaines souhaités. haricot rouge entre deux couches de pâte de riz glutineux parfumé au longane.

Les enfants étaient autorisés ce soir-là à faire éclater des pétards ou à faire brûler des feux de bengale, en attendant la chaîne de pétards que chaque foyer se devait d’allumer à l’arrivée du premier jour de l’année (minuit au XXIe siècle, mais autrefois on changeait de jour à 11 h du soir).


Néanmoins, à cause des accidents de plus en plus fréquents dus à la concentration urbaine, beaucoup de pays ont interdit les pétards privés.  

Le jeu de mahjong  est aussi souvent choisi, d’autant que pour certains il est bon de tenter sa chance pendant la nuit du Nouvel An. Dans certaines régions, les jeux d’argent habituellement interdits étaient exceptionnellement autorisés pendant la fête de printemps.  

Premier jour de l’année Si les règlements locaux le permettent, une chaîne de pétards est allumée dès onze heures ou minuit.

Le matin, après un court repos, beaucoup se rendent au temple local, puis sur les tombes ancestrales s’ils habitent à proximité. On considère que plus la visite au temple est précoce, plus on aura de chance dans l’année. Il arrive donc que les fidèles se massent devant les grands temples avant l’ouverture des portes pour être le premier à planter sa baguette d’encens dans le brûle-parfum. Dans certaines villes, un temple ouvre à minuit, première heure du premier jour. Certains prennent ce jour au moins un repas végétarien.

Le "DRAGON D'EAU"

Les familles qui en avaient les moyens commandaient une danse de lion ou de dragon (qui représente Noblesse, Bravoure et Chance). Dans certaines cités hors de Chine comme Paris, la diaspora chinoise organise une parade ; la tradition a débuté à San Francisco dans la seconde moitié du XIXe siècle.



Le Dragon 龙 龍 (pinyin : lóng) est une créature fantastique. Longtemps un symbole puissant de pouvoir favorable dans le folklore et l'art chinois, c'est la personnification du concept du yang. Il est le "faiseur de pluie", apportant la prospérité agricole, et donc associé avec le climat et l'eau.

Le Dragon, également symbole de l'empereur de Chine, est plus excentrique que les autres animaux symboliques. Idéaliste il se considère comme parfait et inflexible. Ils est également agressif et déterminé ; faire ce qu'il veut est une seconde nature chez lui. Il s'entend bien avec le Singe et le Rat, et très mal avec le Chien.



La première journée était théoriquement consacrée aux visites, en commençant par les personnes les plus importantes (parents aînés, supérieurs hiérarchiques) ; cette activité s'appelle « saluer l’année » (bàinián 拜年) ; de nos jours le téléphone est largement utilisé. Les familles en deuil sont traditionnellement exemptées de visites pendant une durée variable.

Le jour du Nouvel An, on doit théoriquement porter des vêtements neufs, et beaucoup aiment que du rouge, couleur de bonne chance, y apparaisse. On ne fait pas de ménage, et si l'on doit absolument balayer des détritus tombés à terre, il ne faut pas les déposer à l'extérieur du domicile car cela symboliserait une perte. Certains estiment qu'il est mauvais de faire une grande toilette ce jour-là. Jours suivants

Le deuxième jour est traditionnellement celui où les femmes mariées rendent visite à leur famille avec enfants et mari.

Dans certaines régions, les visites étaient déconseillées durant le troisième jour car elles étaient censées facilement donner lieu à des altercations (« bouche rouge » chìkǒu 赤口). Le cinquième jour est en général celui où les commerces rouvrent. À Hong Kong c’est l’anniversaire du Dieu de la richesse. Des pétards sont allumés, et parfois des danses de lions commandées. Le septième jour était pour certains celui où tout le monde changeait d’âge, les dates de naissances exactes étant autrefois tenues secrètes. D'autres, néanmoins, estiment que l’âge change le premier jour de la nouvelle année.

Le huitième ou neuvième jour — selon les régions — est l’anniversaire du dieu du Ciel (天公 Tiāngōng ) assimilé à l’Empereur de jade. Une cérémonie se déroule chez soi ou au temple tard le soir, au début de la nouvelle journée. Le quinze du premier mois est la dernière journée de la fête du printemps, marquée par la fête des lanternes.  

Vœux de Nouvel An

Le vœu traditionnel, particulièrement dans le nord de la Chine, est « Bon passage de l’année » (trad. : 過年好 ; sim. : 过年好 ; pin. : guònián hǎo) Il est souvent remplacé par « Bonne année », utilisable également le premier janvier, début officiel de l'année en Chine et à Taïwan (trad. : 新年快樂 ; sim. : 新年快乐 ; mandarin : Xīnnián kuàilè ; minnan : Sin-nî khòai-lo̍k ; cantonais : Sun nin fai lok ). Le « Félicitations, et faites fortune » mentionné plus haut peut être aussi utilisé, mais tend à être plus particulièrement lié aux distributions d’enveloppes rouges.

vendredi 13 janvier 2012

Bagarre en Chine à la vente de l'iPhone 4S


  © AFP    Le Point.fr - Publié le 13/01/2012 
La police a dû intervenir à la suite d'échauffourées lors du lancement de l'iPhone 4S. 
L'engouement autour du nouveau téléphone de la marque à la pomme a entraîné de véritables bagarres dans l'empire du Milieu.
La police a dû intervenir à la suite d'échauffourées lors du lancement de l'iPhone 4S. © AFP

Apple a annoncé, vendredi, avoir suspendu la vente de l'iPhone dans ses magasins en Chine, afin d'"assurer la sécurité de (ses) clients et de (ses) employés" à la suite d'échauffourées lors du lancement de la dernière version du téléphone de la marque à la pomme. "La demande pour l'iPhone 4S a été incroyable, et les stocks de nos magasins en Chine sont épuisés", selon le communiqué publié en début d'après-midi, qui précise que l'iPhone reste disponible en ligne et chez les revendeurs autorisés. "Malheureusement, nous n'avons pas pu ouvrir notre magasin de Sanlitun (à Pékin) à cause de la foule", a expliqué Apple.

Un porte-parole d'Apple a précisé que la vente de tous les modèles d'iPhone, et pas seulement celle du dernier modèle 4S, avait été suspendue dans les cinq Apple Store de Chine : trois à Shanghai et deux à Pékin. L'engouement pour les téléphones portables de la marque américaine est tel que des échauffourées ont éclaté vendredi devant le magasin du quartier de Sanlitun dans la capitale où s'étaient massées un millier de personnes, qui avaient attendu en vain pendant plusieurs heures vendredi matin dans le froid pour être les premières à acheter un iPhone 4S. Des clients ont jeté des oeufs contre la devanture du magasin, où le dernier-né des téléphones de la marque devait être officiellement proposé aux clients à compter de 7 heures du matin.

La police est intervenue pour demander à la foule de quitter les lieux, expliquant que l'iPhone 4S ne serait finalement pas mis en vente immédiatement. Des clients frustrés ont alors agressé un vigile à l'extérieur du magasin. Certaines personnes ont déclaré avoir été payées 100 yuans (12,35 euros) par des revendeurs à la sauvette pour prendre place dans la file d'attente. Selon le site Sina.com, des bagarres entre revendeurs qui ont éclaté devant le magasin durant la nuit sont à l'origine de la décision de reporter le lancement de l'iPhone 4S. 
Bien que son lancement officiel en Chine continentale ne soit intervenu que vendredi, l'iPhone 4S était déjà en vente sur le marché noir en Chine depuis octobre, des modèles ayant été illégalement importés depuis Hong Kong, le Japon ou les États-Unis, notamment.

La Chine compte plus d'un demi-milliard d'internautes, dont 340 millions ont accès à la Toile avec leur téléphone portable, a annoncé mercredi Gao Xinmin, un responsable de la Internet Society of China.

vendredi 6 janvier 2012

Super woman à Beijing




de Gentside.com   Info rédaction, publiée le 04 janvier 2012


Cette jolie et généreuse jeune femme masquée fait un tabac sur le net et popularise son action d'aide aux plus démunis.

Si vous avez passé le réveillon à Pékin, vous avez peut-être croisé cette curieuse jeune femme déguisée en super-héros. Son leitmotiv : aider les plus démunis en leur distribuant des repas chauds, des vêtements ou tous autres types de dons. Elle se fait appeler la femme chinoise Red Bud.

Vêtue de manière sexy et portant un masque bleu, elle effectue un réel travail de terrain auprès des sans-abri. C'est grâce à cela que cette femme mystérieuse a provoqué un réel émoi dans la capitale chinoise selon Oddity Central.




Sa réputation a débuté via Internet et le bouche-à-oreilles, ce qui a attiré l'attention des médias locaux. Certaines photos la montrent dans des lieux publics tels que les stations de métro ou devant une librairie. La super lady a même créé une page blog écrite en chinois dans laquelle elle détaille son action, et qui compte déjà pas moins de 7 000 fans.

Mais impossible de connaître son identité. Plusieurs journalistes se sont cassés les dents. Ils ont voulu la rencontrer en demandant un rendez-vous via un message privé. Fin de non-recevoir : elle préfère aider les pauvres plutôt que venir se pavaner devant les médias. A noter que sa première apparition remonte au mois de mai à Hong-Kong et qu'il y a eu un silence radio de sa part jusqu'à son retour fin décembre...

mardi 3 janvier 2012

Escroqueries et manifestations en Chine


Des milliers de Chinois manifestent contre une escroquerie dans le Henan

Un véhicule de la police anti-émeute face aux manifestants, à Anyang, le 1er janvier 2012.
LEMONDE.FR avec AFP | 03.01.12 | 
Un véhicule de la police anti-émeute face aux manifestants, à Anyang, le 1er janvier 2012.REUTERS/STRINGER/CHINA

Des milliers d'investisseurs spoliés après qu'ils eurent été attirés par la promesse de rendements élevés ont manifesté le week-end dernier dans la province du Henan, dans le centre de la Chine, amenant les autorités à annoncer des mesures contre ces abus, a rapporté la presse, mardi 3 janvier. Dimanche, des manifestants ont envahi la gare de la ville d'Anyang et menacé de se rendre à Pékin pour y faireentendre leurs griefs, selon plusieurs journaux.

Des photos publiées sur l'Internet montrent des milliers de personnes dans une rue ainsi que des dizaines de policiers, parfois en tenue antiémeute. Selon le China Business News, la police a arrêté vingt et un manifestants. Et d'après un message posté sur un site chinois de micromessagerie, les forces de l'ordre ont aussi empêché des protestataires de monter à bord de trains en partance pour Pékin. Aucune confirmation de ces manifestations n'a pu être obtenue auprès des autorités d'Anyang.
Des policiers essaient de contenir les manifestants à Anyang, le 1er janvier 2012.
Des policiers essaient de contenir les manifestants à Anyang, le 1er janvier 2012.REUTERS/STRINGER/CHINA
Les investisseurs avaient été attirés par la promesse de rendements bien plus élevés que les taux d'intérêt offerts par les banques, mais les hommes d'affaires peu scrupuleux auxquels ils ont confié leur argent ont pris la fuite après avoir fait faillite, selon des articles publiés précédemment dans la presse.
En septembre, plus de cent personnes avaient été arrêtées et une enquête ouverte sur plus de quarante sociétés soupçonnées d'implication dans ces projets d'investissement qui ont brassé des millions de dollars. Les autorités d'Anyang ont reconnu dimanche "des faiblesses dans la gestion des projets de levée de fonds illégaux" et promis de récupérer l'argent des investisseurs spoliés, selon un article du quotidien local Anyang Ribao publié sur le site Internet de la municipalité.
Les troubles à Anyang font suite à ceux du mois dernier à Wukan, dans le Guangdong, où la population s'est révoltée contre la confiscation de ses terres vendues par des responsables officiels corrompus à des promoteurs.

Le blog de Han Han : changer le peuple !


La révolution en Chine ? Bof, répond le blogueur super-star

Le blogueur-écrivain Han Han, en juillet 2010.
LEMONDE.FR | 30.12.11 | 

Le blogueur-écrivain Han Han, en juillet 2010.AFP/MIKE CLARKE
Après avoir longtemps tourné autour du pot, le blogueur le plus lu de Chine s'est finalement emparé de la question entre toutes les questions dans son pays, celle de la liberté et du régime politique. Pas en critiquant telle bourde d'un officiel ou telle maladresse des censeurs. Cette fois-ci, Han Han, le pilote de rallye, séducteur, réputé pour sa plume acerbe et accessoirement égérie des spots de pubs chinois de Nescafé, met les pieds dans le plat en trois "posts" publiés autour de Noël – De la démocratie, De la révolution, La quête de la liberté. (Leur traduction en anglais sur le blog East West North South)
Or les révolutionnaires seront bien déçus. Faut-il casser la baraque du Parti ? Que les Chinois se soulèvent, s'inspirant des peuples arabes qui depuis un an ont pris la rue pour s'extirper de l'autoritarisme ? Bof, Han Han n'y croit pas vraiment. Comme beaucoup de jeunes chinois ? Peut-être. Ceux qui voyaient en lui le critique qui, sans être un grand dissident, allait réveiller l'instinct rebelle des Chinois, peuvent aller surfer ailleurs.
Alors que les "les incidents de masse" se sont multipliés récemment dans le pays, la star shanghaïenne de 29 ans pense-t-elle que la Chine a besoin d'une révolution ? "La révolution n'est probablement pas la meilleure solution pour la Chine", répond Han Han. Les injustices tombant souvent sur les autres, il serait dur à ses yeux deconvaincre les Chinois d'aller requérir justice et liberté pour autrui. A ses yeux, l'essentiel des Chinois ont le sentiment d'une certaine liberté, "à part certains journalistes et artistes ". Quant aux paysans et ouvriers qui se soulèvent ces derniers temps, "ils se saisissent des grands mots de démocratie et de liberté uniquement lorsque la malchance leur tombe dessus et qu'il faut pétitionner en leur faveur".
"LA RÉFORME EST LA MEILLEURE RÉPONSE"
Même si l'étincelle prenait, le leader révolutionnaire serait très probablement dictatorial, présomptueux et égoïste, poursuit le blogueur : "oui, cela sonne familier mais les Chinois en pincent pour ce genre-là. La société est accoutumée à voir le vilain prendre la barre et les bonnes gens se faire massacrer." Après cinq ou dix ans de vide et de guerre civile, Han Han prédit qu'ils préféreront "rentrer lire leQuotidien du Peuple", l'organe du PCC.
Han Han liste ensuite les barrières au grand soir. A la différence de la Libye ou de l'Egypte, aucun individu spécifique n'est la cible du mécontentement populaire. Les villes sont multiples, la population immense. Toutes sortes de désastres extraordinaires s'y sont déjà produits par le passé de sorte que, "le point G du peuple est insensibilisé".
Même pour une plus pacifique révolution de velours, Han Han est sceptique. "Sefrustrer à rêver de démocratie ou de liberté dans nos salles d'étude ne sert à rien. La réforme est la meilleure réponse". Il propose de se pencher d'abord sur la société plus que sur le sort à réserver au PCC : "Le Parti communiste est juste un nom. Le système est juste un nom. Si nous changeons le peuple, tout change. C'est pourquoi il est plus important de rechercher l'amélioration. L'état de droit, l'éducation, la culture... Voila l'essentiel." Si tant est que le Parti puisse apprécier un message de Han Han, il appréciera le ton conciliant de celui-ci.
L'écrivain n'en tire par moins la ficelle sur quelques sujets qui, de longue date, lui sont chers. S'adressant à ce PCC omni-présent : "Vous pensez que l'effondrement de la Russie soviétique fut largement dû à l'ouverture par Gorbatchev de la presse et au choix de suivre la Constitution pour rendre aux délégués du peuple les pouvoirs détenus par le Parti. C'est pourquoi la presse et les libertés constitutionnelles sont particulièrement sensibles."
Pourtant, prévient Han Han, "les temps ont changé. Les moyens de communication modernes ont rendu la censure obsolète. Le contrôle des activités culturelles rend absolument impossible pour la Chine d'influencer le cinéma ou la littérature à travers le monde et pour les cultureux de mon genre de relever fièrement la tête."
Mais le voici prêt au compromis. S'il demande aux autorités d'ouvrir les vannes dusavoir pour cette nouvelle année, il s'engage en contrepartie à ne pas régler de vieilles affaires : "Je ne discuterai pas des questions historiques sensibles, je regarderai en avant, je ne critiquerai pas les dirigeants ou leurs familles et leurs intérêts."
QU'EST DEVENU LE MAUVAIS GARÇON ?
Ce ton suscite un large débat sur Sina Weibo, la plateforme de micro-blogs la plus populaire. Certains s'interrogent sur ce qu'il est advenu du mauvais garçon qu'était Han Han. Se met-il à l'abri pour construire sa famille ? Cherche-t-il à regagner en popularité alors qu'il a refusé le virage des micro-blogs sur lesquels s'est précipitée la jeunesse chinoise depuis deux ans ?
Les prises de position de ce personnage en vue ont le mérite d'ouvrir le débat sur ce sujet des plus tabous. Un internaute surnommé Nuage Blanc répond que la Chine actuelle, "ce n'est certainement pas la démocratie ni la liberté, mais tant que c'est mieux que par le passé..." Un autre pense au contraire : "Il faut espérer une révolution non-violente et mettre assez de pression sur le gouvernement pour qu'il se réforme." Un autre : "Taïwan a bien plusieurs partis, c'est que la démocratie est atteignable."
L'artiste Ai Weiwei, bien plus radical dans sa critique de l'Etat-Parti, accuse Han de s'être "rendu volontairement" et juge ses propos dignes du Global Times, journal acquis au gouvernement. Fang Zhouzi, un blogueur engagé, accuse Han d'êtrepassé du côté des "Wu Mao", ces internautes rémunérés à la ligne pour leurs contributions favorables aux autorités. "Han, bienvenue dans le camp des contre-révolutionnaires", lance encore un autre.
Quant à Wang Xiaodong, dont le pamphlet ultra-nationaliste La Chine mécontente fitcouler beaucoup d'encre en 2009, il s'insurge contre un "racisme contre soi-même"dans la notion que les Chinois n'ont pas les qualités requises pour la révolution.
Au cœur du débat se pose la question du compromis avec un Parti connu pour son intransigeance. Wuyue Sanren, un commentateur médiatique, s'insurge contre ceux qui "parlent uniquement de comment les choses devraient être sans quête d'un compromis raisonnable". Mais l'homme d'affaires Bei Zhicheng rétorque que le risque est de laisser le pouvoir "faire passer les réformateurs pour des révolutionnaires". Et qu'ainsi rien ne bouge.
(D'autres commentaires sur les trois essais de Han Han sur Global Voices)
Harold Thibault